samedi 16 février 2008

Foire de Suzan.

De nos jours, bergers, vachers, domestiques et bétail ont disparu, les tracteurs ont remplacé les mules et il ne vient plus qu'un seul marchand de sonnailles. Quand aux cérémonies religieuses, elles se sont réduites à une simple messe qui remplit à peu près la petite nef, la piété populaire continuant cependant à s'exprimer par l'offrande de très nombreux cierges*. Ainsi, la foire de Suzan est progressivement devenue une sorte d'immense braderie. Les "bazars" et fotografiayres" qui avaient beaucoup impressionné en 1933 un écolier d'Ousse se sont multipliés. En 1963, Elie Menaut se disait scandalisé par le dernier reportage radiaphonique de l'assemblade de Suzan qui "eût fait sursauter Ferdinand Bernède". Mais que dirait à son tour aujourd'hui Elie Menaut, et qu'ajouterait, devant les centaines de commerçants venus de la France entière, Emilien Bonnan, l'écolier d'Ousse qui s'étonnait de voir des marchands venant de "pertout" : de Tartas, de Grenade, de Billenade de Marsan, dou Mount, de Hayet, qui sap encoère !" * On a compté en 1980 plus de 700 cierges achetés le jour de la Saint-Michel

SUZAN : les fontaines, le pèlerinage, la foire de la Saint-Michel écrit par B. SUAU, J.-P. SUAU et J. CABANOT

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